Travailleur autonome

Travailleurs autonomes : comment obtenir une hypothèque ?

Charles Thibodeau

Être travailleur autonome au Québec ne signifie pas qu'il est impossible d'obtenir une hypothèque — mais le processus est différent de celui d'un employé salarié. Voici ce que vous devez savoir pour maximiser vos chances d'approbation.

Les prêteurs traditionnels évaluent votre capacité de remboursement à partir de revenus stables et vérifiables. Les travailleurs autonomes ont souvent un revenu variable et peuvent déduire de nombreuses dépenses d'entreprise, ce qui réduit leur revenu net déclaré. C'est ce revenu net — et non le revenu brut — qui est généralement utilisé pour le calcul hypothécaire.

Attendez-vous à fournir : vos avis de cotisation des 2 dernières années, vos déclarations de revenus (T1 général), vos états financiers si vous avez une société incorporée, et parfois des relevés bancaires d'entreprise pour démontrer vos flux de trésorerie.

Plusieurs prêteurs et assureurs hypothécaires (SCHL, Sagen, Canada Guaranty) offrent des programmes adaptés aux travailleurs autonomes. Certains permettent de déclarer un revenu raisonnable même si votre revenu net fiscal est faible, en tenant compte du revenu brut ou en utilisant des relevés bancaires sur 12 à 24 mois.

Maintenez une excellente cote de crédit (700+). Si possible, déclarez un revenu plus élevé dans les 1-2 années précédant votre demande. Constituez une mise de fonds plus importante (20 % ou plus). Réduisez vos dettes personnelles. Gardez vos comptes bancaires séparés (personnel et entreprise).

Être travailleur autonome et propriétaire, c'est tout à fait réalisable avec la bonne planification et le bon courtier. Mon rôle est justement de connaître les options disponibles auprès de multiples prêteurs et de trouver celle qui correspond à votre profil unique. Contactez-moi pour discuter de votre situation.